Si vous me suivez depuis un petit bout de temps, vous savez que en Mars dernier la famille c’est agrandie puisque nous avons accueilli Oto, un jeune labrador alors âgé de 3 mois. Nous sommes 9 mois plus tard, il va donc bientôt fêter sa première année et il est temps de faire un petit bilan.

FUN FACT : Il est né le 6 janvier 2019 et moi le 6 janvier 1997!

Les animaux ont toujours été une passion pour moi, mais j’ai cet attrait encore plus grand envers les chiens. J’ai toujours vécu avec des chiens aussi loin que je puisse m’en souvenir. Il était donc très clair que dès que j’aurais un chez moi, je prendrais un compagnon à 4 pattes. C’était plus qu’un rêve d’avoir mon propre chien, c’était un réel objectif de vie.

On dit toujours, et avec raison, qu’il faut bien réfléchir avant d’accueillir un chien ; qu’il soit acheté ou adopté. Mais ça, c’est une autre question. Argent, vacance, habitation ; qu’en est-il réellement? Est-ce que ça a vraiment changé notre vie? Est-ce qu’un gros chien en appartement a été un problème?

Puisque j’ai toujours vécu avec des chiens, que j’ai à présent mon propre loulou et que j’ai des vétérinaires dans mon entourage, je me sens apte à vous partager mon expérience à tous les niveaux. Dans cet article, tout ne sera que subjectif et à titre indicatif puisque c’est mon expérience mais aussi vu le fait que chaque chien est différent.

D’ailleurs vous ne retrouverez pas de point de vue technique ici, je laisse ça aux professionnels qu’il soit vétérinaire, éducateur ou encore éleveur. Et je ne vous donnerai pas de leçons sur ce qui est bien ou mal ; chacun est libre de faire ce qui lui semble bon avec son compagnon.

Maintenant que tout est clair entre nous, je peux commencer à vous parler de notre « Petit » Oto.

Papa, bouge pas, t’es trop confortable!

Chien et appartement est-ce vraiment compatible?

Avant tout, pour nous, ça a été plutôt facile : nous somme propriétaires. Nous n’avions donc d’autorisation à demander à personne pour accueillir un chien. Peu importe sa taille ou sa race. Je sais que certains propriétaires refusent les chiens dans leurs biens ce que je comprends, puisque ce sera notre cas lorsque nous déménagerons dans deux ans mais ça aussi je vous en reparlerai. La question était donc déjà vite réglée de ce côté là.

Je sais aussi que c’est un sujet qui fâche puisque certains vous diront qu’un chien en appartement vous donnera un chien malheureux. Ce qui pour moi, est totalement faux puisque le bien être canin ne dépend pas uniquement d’un espace extérieur privé. Loin de là même, mais ça ne reste que mon avis.

Par contre, il est vrai que le choix de la race est important. Par exemple je n’aurais pas choisis une race de chien de berger dans notre 65m2 car lui a besoin d’énormément se dépenser par rapport à d’autres races plus casanières et calmes. Il y a bien des races, aussi bien petites que grandes, qui savent s’adapter parfaitement à la vie en appartement.

Nous, Oto, est un véritable Pacha : à la maison c’est 5 minutes de jeu pour 2 heures de sieste. Par contre, il a besoin de ses promenades et il en profite pour vider ses batteries. Prendre un chien en appartement demande tout de même quelques engagements supplémentaires :

  • Avoir assez de disponibilités pour sortir plusieurs fois par jour plus ou moins longtemps et ça, par tous les temps possibles.
  • L’occuper ; jouer, faire des exercices. En bref, le stimuler autant que possible.
Et si je commençais par grignoter ce bout là?

Nous avions aussi de la chance et ça à beaucoup pesé dans mon choix de prendre un chien maintenant c’est que nous avons des membres de la famille à moins de 300 mètres de la maison qui ont un jardin mais aussi sur moins d’un kilomètres de la maison nous comptons plusieurs énormes espaces verts. Outre ça, nous habitons à quelques minutes des fagnes et sommes entourés d’énormément de forêts. Un vrai plaisir pour lui pour varier les promenades et leurs longueurs.

Il est aussi important, surtout si vous êtes locataires, de penser aux aboiements du chien : privilégiez une race qui n’aboie que peu ou alors dès son plus jeune âge il faudra, comme nous, le dresser contre cet instinct inscrit en lui.

Rajoutons aussi à ça que je suis étudiant donc beaucoup à la maison mais lorsque j’étais en cours, il était gardé par notre famille, mais je serai encore plus présent maintenant que je vais passer en cours à distance. Je pourrai donc adapter mes horaires en fonction de lui et de ses besoins quotidiens.

Et sinon, ça prend combien de temps de s’occuper du chien en appartement?

Il est évident, comme dit plus haut, qu’il faudra lui donner plus de temps que dans une maison où il suffit d’ouvrir la porte quand il le désire pour aller se dégourdir les pattes.

Avec nous Oto sort minimum 6 fois par jour :

  • Dés que chéri se lève donc vers 7:00
  • Je me lève peu après, et je m’occupe un peu de la maison avant de le re-sortir vers 9:30
  • Ensuite il a sa sieste, et nous ressortons avant le diner vers 12:30
  • Dans l’après-midi, il demande souvent pour sortir vers 16:00.
  • Je vais aussi régulièrement chercher mon copain au travail donc on ressort 1 à 2 fois semaine a 17:00
  • Début de soirée, vers 19-20 heure nouvelle promenade
  • Dernière promenade entre 22-23:00
  • Parfois un petit besoin pressant se fait sentir quand nous sommes encore réveillé donc nous ressortons avec à sa demande.

Ses promenades varient entre 10 à 20 minutes chaque fois. J’essaye de faire dans la journée au moins une promenade de 45 minutes pour qu’il puisse bien profiter ou alors plusieurs de 30 minutes, souvent une longue le soir avant de dormir.

Tu me casses les pieds avec tes câlins et tes photos toi!

Evidemment, il sait se retenir puisque si pour une raison ou une autre nous se sommes pas à la maison pendant plusieurs heures il sera propre. Mais si je suis là et qu’il demande, j’essaye toujours d’en profiter et je saute sur l’occasion pour le féliciter. Mais la durée dépend de moi mais aussi de lui, parfois si il fait mauvais, il va directement rentrer vers la maison.

Le week-end, j’essaye de faire une promenade plus longue que d’habitude dépendamment de la météo, ça lui fait du bien et à moi aussi. Parce que même si parfois je n’ai pas envie de sortir, son bien être passe avant, et ça me force à voir autre chose que l’écran de mon ordinateur puisque mon espace de vie est aussi l’espace où j’étudie et depuis où je gère mon blog et mes vidéos.

Le seul point négatif là-dedans, c’est quand on ne sait pas le faire garder et que nous sommes invités et qu’il ne peut pas venir pour diverses raisons : peur des chiens, allergies, trop de monde, etc. Il faut penser à ne pas rentrer trop tard. C’est un choix en connaissance de cause que nous avons fait, et honnêtement, c’est tellement devenu naturel qu’on y pense plus vraiment. C’est comme des parents qui fonctionnent avec le rythme des siestes de bébé, et bien nous c’est au rythme des sorties.

Sinon je dois l’avouer Oto est un chien très calme. La plupart du temps il sera dans son panier ou à mes pieds à ronfler. Souvent, il viendra aussi grimper sur moi pour avoir des câlins, puis il repartira quand son réservoir à papouille est plein. Et quelques fois dans la journée il vient avec un jouet alors j’en profite pour faire une pause de 5-10 minutes pour lui balancer son joujou à travers l’appart’ et le faire courir ou tirer.

Il y a aussi les moments du manger ; matin et soir pour nous. Puis ceux plus aléatoires où il faut ajouter un temps pour son hygiène : brossage surtout en période de mue, douche en fonction de son activité. Ménage aussi qui demande de passer l’aspirateur une fois par jour minimum parce que sinon le carrelage disparait sous le tapis de poils.

Qu’est ce que tu regardes? J’ai été cueillir cette pomme! Elle est à moi! t’avises pas de l’approcher!

Oui mais du coup, les déplacements ça se passe comment avec lui?

En règle général, il nous accompagne. Surtout que dans la voiture nous avons une housse imperméable qui protège les sièges des poils, des griffes ou encore des bains de boues de monsieur. Pour lui, c’est normal et ça se transforme toujours en un moment de sieste peu importe la longueur du trajet. Depuis tout petit il a été habitué à être dans le coffre ou sur les sièges arrières puisque pour visiter ma famille chaque semaine nous faisons une heure de voiture aller et la même chose au retour.

Il a été, dès petit, habitué à beaucoup de choses : bruits de bus, de trains, etc. Cet été il a même pris le téléphérique avec nous pour vous dire.

Maintenant il y a aussi les exceptions, parce que même si nous pouvons le faire c’est un non pour nous. Comme les sorties aux restaurants à titre d’exemple. Puis quand nous pouvons lui éviter les centres villes, nous le faisons parce que c’est trop de stress pour tout le monde : entre la foule et les magasins où il faut aller chacun son tour parce que chien non admis, ça demande de la logistique et nous préférons éviter ça à tous ; à lui comme à nous.

Mais comme dit plus haut il a été, dès son arrivée, habitué à être seul ou à être gardé par différentes personnes, il est donc très à l’aise avec ça et quand il est nécéssaire nous avons différentes personnes qui l’adorent et le prennent au besoin.

Je sors de l’opération, j’ai mal mais je fais genre pour la photo!

Et pour les vacances alors? Ça coûte un bras à rajouter au budget!

Ça dépend puisque nous, nous regardons les endroits où les chiens sont admis par exemple nous sommes partis dans un chalet cet été et nous avons payé 35€ pour 14 jours autant dire rien du tout par rapport à une garde.

Surtout qu’Oto a des problèmes d’intolérances ce qui lui vaut une alimentation très stricte. C’est donc un stress pour moi que la personne oublie par mégarde ou qu’il arrive à chipper de la nourriture ailleurs. Bref, je préfère l’avoir avec moi. Puis je vois aussi mon chien comme mon enfant, c’est-à-dire qu’il est de ma responsabilité ; je savais avant de l’avoir ce que ça impliquait et les choix que je devrais faire au besoin. Et le choix est que dans la mesure du possible il reste avec nous.

Et si nous ne pouvons pas, nous nous arrangeons toujours avec un membre de la famille qui le connait bien, qui est en mesure de s’en occuper et qui aime les chiens.

Il y a bien sur aussi la solution du chenil spécialisé mais c’est pour moi une solution impensable. Je veux qu’Oto reste dans les conditions les plus proches de celles qu’il a quotidiennement. Puis l’imaginer dans une cage sans pouvoir sortir même à sa demande, c’est non.

Parlons peu, parlons bien : combien ça coûte un chien au quotidien?

Il est évident que prendre un chien incombe certaines responsabilités et des frais en découlent. Nourriture, vétérinaire et dépendamment de la santé mais aussi des éventuels accidents, les factures peuvent rapidement monter et devenir salées. Mais nous le savions aussi en prenant Oto.

Le sapin de la couronne? Ah non, je ne vois pas du tout où est là. Mais qui aurait bien pu le prendre papa, je comprends pas, je te jure c’est pas moi!

Ici, nous sommes dans un cas un peu spécial : Oto est un chien avec une intolérance grave, c’est-à-dire qu’il ne peut pas manger de céréales, pas de viandes hormis l’agneau qu’il supporte, et pas de féculents sauf la pomme de terre qu’il supporte aussi.

Nous avons passé 3 mois a faire des transitions pour trouver l’alimentation qui lui convenait car il était en diarrhée constante. Nous avions trouvé la marque Edgard et Cooper qui propose une gamme à l’agneau hyppoallergénique mais elle n’était tout de même pas top. Finalement, la seule marque que Oto supporte est Ownat et un paquet de croquette de 14 kg coûte 75€ chaque mois. Dites vous bien que plus votre chien est grand, plus il mangera. À titre d’indicateur, à 11 mois Oto mange environ 400g par jour.

Il faut aussi penser à la stérilisation, la puce, les vaccins, le déparasitage, produits d’hygiène et de soin, jouets, panier, … Il est donc important de faire les calculs avant d’accueillir ce petit être pour subvenir à ses besoins et aux imprévus

Mais sinon, avoir un chien ça apporte aussi du positif?

Jusqu’ici ce n’était pas spécialement très « positif ». Des frais, des responsabilités, des choix, des changements ; tout ce qui peut effrayer quant au choix d’avoir un animal mais aussi des choses indispensables à prendre en compte.

Et pourtant dans la balance tout ça n’est que quelques grains de sable face à une tonne d’amour et de bonheur. Sacrifier un peu de liberté et de sous pour lui n’est rien face à ce qu’il nous donne en échange. C’est le bébé poilu pour des parents comblés.

Avoir le matin quelqu’un qui quoi qu’il arrive vous fera la fête, et illuminera vos journées. Honnêtement, je n’aime pas être séparé de lui, j’aime le savoir dans les alentours ou entendre son souffle (ok, ses ronflements) en fond sonore.

Pris en Flag de sieste commune!

Il me fait rire avec ses bêtises, ses positions improbables, ses dérapages pas du tout contrôlés, ses petits yeux tristes quand il veut quelque chose. Il ne compte pas et ne réfléchis pas à ses actes ; c’est une confiance absolue, un amour sans mesure, ses efforts au quotidien pour respecter les ordres mais aussi sa rapidité à apprendre de nouveaux tours. Nous avons même du arrêter de lui apprendre pendant quelques semaines parce qu’il apprenait tout trop vite.

Oto, il se colle à moi quand mes douleurs prennent le dessus. Il vient se blottir quand je fais une crise d’angoisse, il commence même à les sentir et viens se blottir juste avant qu’elle se produise. C’est mon point d’encrage quand les phobies sont présentes mais ses besoins sont tellement importants que j’arrive à passer au-dessus grâce à lui.

C’est aussi un rappel à ma vie trop connectée parfois où comme ici j’écris des articles à 2 heures du matin. C’est un rappel aux vraies choses importantes de la vie, profiter de l’instant présent, apprendre de lui et de moi. Former une équipe et construire ensemble.

Grâce à lui j’évolue aussi ; j’apprends la patience, à être confiant face au monde, à parler aux inconnus parce qu’il est le sujet de conversation, à me dépasser.

Mais c’est aussi parfois le sur-protéger parce que j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose, parce que j’ai peur de le perdre ou qu’il disparaisse de ma vie. Par exemple, je ne l’attache jamais devant un magasin. J’espère qu’il soit encore là dans 10 ans, 20 ans et bien plus même si c’est totalement utopique, quelque part au fond de moi, j’espère ne jamais le voir disparaître ou à devoir prendre une terrible décision.

C’est mon premier jour, tu fais quoi là?

Et donc?

Honnêtement, je crois qu’ici toutes les conditions étaient parfaites : je suis en couple, à la maison pour ma part, propriétaire en prime et dans une maison dans 2 ans. Je suis donc très disponible pour lui et en parallèle, je ne ressens pas de manque de liberté ou de poids à ma vie.

Si j’avais été seul ou moins à la maison, je ne pense pas que j’aurais pris cette décision maintenant. Surtout avec mon état de douleurs chroniques, avoir quelqu’un sur qui me reposer parfois fait du bien.

Tout dépend selon moi du mode de vie et de la personnalité du propriétaire ; je ne pense pas qu’une personne travaillant de 8 à 17 heure à l’extérieur, aimant voyager soit idéal pour avoir un toutou. Par contre une personne casanière comme moi, étant entouré par des proches, peut sans problème s’en accommoder.

Pour moi, le seul critère primordial et non discutable pour agrandir la famille avec un compagnon à 4 pattes, c’est la présence. Pouvoir le sortir, lui accorder du temps de jeu, de câlin, de stimulation afin de le rendre heureux. Si ce critère n’est pas remplis, alors il vaut mieux attendre avant de prendre cette décision.

***

Et vous? Avez vous un compagnon?
Avez-vous pris ou pensez-vous un jour prendre cette décision?

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